Les réglages indispensables avant toute utilisation d’un télescope

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Une fois que vous avez correctement assemblé et aligné les optiques, il reste encore un certain nombre de réglages avant la première utilisation de votre télescope.

 

Réglage du chercheur

 

La taille réduite du champ de votre lunette vous empêche de pointer directement un astre dans la voûte céleste. Le chercheur, petite lunette accrochée au tube optique, dirige votre télescope vers l’astre souhaité en grossissant les éléments et en élargissant la partie du ciel visible dans l’oculaire.

 

Ce réglage pose cependant 2 problèmes : l’inversion de l’image visible par rapport à la réalité et la contrainte de parallélisme entre les axes optiques du chercheur et de l’instrument. L’indispensable alignement se fait en plein jour sur un site bien dégagé. En utilisant l’oculaire au grossissement le plus faible, et avec le tube du télescope, visez un repère le plus lointain possible (clocher, antenne, poteau électrique, arbre…)

 

Pour faire la mise au point, positionnez un élément facilement identifiable de votre repère en plein centre du champ. Verrouillez les mouvements de votre monture pour empêcher toute déviation. Regardez dans le chercheur. Votre repère doit se trouver au centre, derrière le réticule, sinon utilisez les vis moletées de maintien du tube du chercheur pour corriger sa direction.

 

Quand il fait sombre, pointez une étoile très brillante et regardez dans l’oculaire donnant le plus faible grossissement. L’étoile devrait se trouver au centre du champ ou presque. Sinon, vous devrez refaire l’alignement le lendemain, car le réglage sur une étoile est un exercice délicat.

 

L’équilibrage du tube optique

 

Pour que votre instrument conserve sa position initiale, même en cas de desserrage des freins des axes de la monture, équilibrez le tube optique. Mettez un oculaire et retirez le couvercle. Il vous suffit de déplacer le tube sans le sortir des colliers qui le tiennent fixé à la monture. En effet, ce type d’instrument est équilibré d’origine, mais de petits contrepoids peuvent s’avérer nécessaires à l’avant ou à l’arrière du tube suivant les accessoires qu’il supporte.

 

L’orientation d’une monture équatoriale

 

L’objectif est de positionner son axe polaire (« axe Alpha » ou « axe d’ascension droite ») parallèle à l’axe de rotation de la Terre. Votre télescope posé sur une surface parfaitement plane, inclinez le fameux axe de la valeur de la latitude de votre site d’observation (à voir sur un GPS ou sur un site web tel que Heavens-above). Ensuite, tournez votre instrument vers le nord au moyen d’une boussole.

 

Le soir, pointer l’axe polaire vers l’étoile Polaire. La mise en station sommaire est faite et permet maintenant l’observation à l’œil nu. Pour photographier des objets du ciel profond, la mise en station devra en revanche être plus poussée en utilisant la méthode de Bigourdan ou de King.

 

 

 

Les mystères qui se cachent encore sur Mars

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Mars n’a pas fini de livrer ses secrets. La théorie sur un océan « chaud » notamment, a fait couler beaucoup d’encre. Mais elle vient d’être formellement réfutée par les scientifiques américains, les conditions atmosphériques sur la planète rouge étant très rudes. Explications.

 

Impossibilité de conservation d’eau liquide à la surface

 

Les scientifiques ont établi qu’un océan recouvrait une bonne partie de l’hémisphère nord de la planète. Mais cette eau requiert une température élevée pour rester à l’état liquide à la surface. Et les conditions pour y parvenir sont l’existence d’une atmosphère dense et un effet de serre.

 

Or, des études sur les photos de cratères ont permis au planétologue Edwin Kite de conclure que la densité atmosphérique de Mars est beaucoup trop faible pour éviter le gel de l’eau. Par le passé, elle aurait été 150 fois supérieure, soit l’équivalent de celle de la Terre à l’heure actuelle.

 

Toutefois, une différence de taille entre Mars et la Terre s’opposait à la conservation de cette eau liquide. D’une part, Mars est beaucoup plus éloignée du Soleil que la Terre et est logiquement plus froide. De l’autre, l’activité solaire était plus faible il y a 3 milliards d’années.

 

Théorie sur les traces d’eau observées sur la Planète Rouge

Se pose alors la question de l’origine des traces de lits d’eau, de coulées de boue et de canyons secs observés à la surface de Mars. Kite avance sa version : des réchauffements se seraient produits, notamment lors de séismes ayant provoqué le déplacement polaire.

 

Ses conclusions, combinées à celles de Vladimir Sourdine, un chercheur russe, permettent d’envisager l’histoire de la planète sous un angle différent. La Planète Rouge aurait bien été recouverte d’eau auparavant.

 

Mais contrairement à la Terre, elle aurait été incapable de résister à sa brusque perte d’attraction magnétique et à la perte de son atmosphère. En effet, l’absence du bouclier magnétique aurait permis au vent solaire de disperser dans l’espace la vapeur d’eau et les particules de gaz constituant l’atmosphère. Exposée à l’irradiation, à des températures glaciales et à la sécheresse, la chaîne biologique n’a pas pu survivre à la surface.

 

Cependant, le chercheur n’écarte pas la possibilité de trouver de l’eau infiltrée dans les couches les plus profondes, où la température est plus clémente (jusqu’à 0°C), permettant la « conservation » de microorganismes.

 

De nombreuses questions restent donc en suspens. Gageons que les prochaines générations d’appareils de mesure nous aideront à lever une partie du voile.

 

Les livres d’astronomie indispensables pour les débutants et amateurs

observation du ciel

Les Nuits des Étoiles, qui se sont tenues les 7, 8 et 9 août derniers ont été l’occasion pour les Français d’observer le ciel. Si l’observation de superbes ciels d’été et les différentes actions de sensibilisation menées ont éveillé votre intérêt pour l’astronomie, ou si vous êtes un passionné en quête de lecture sur le sujet, les quelques ouvrages et revues que nous avons sélectionnés vous promettent d’agréables découvertes.